110 km2.


D’après un billet d’humeur récent dans Le Point, Paris serait la ville la moins verte du monde.

Pourtant, elle possède de grands espaces verts et des parcs arborés au cœur même de la ville et en toute proche périphérie. Mais apparemment, ce n’est pas suffisant.

Toujours dans le même article, il semblerait que le taux d’espaces verts à Paris est de 14,5 mpar habitant. A Göteborg en Suède, par exemple, c’est 313 m2. Vingt fois plus que Paris.

Après les canicules à répétition, tout le monde a compris que trop de béton et pas assez de nature en ville, sont des facteurs favorisant l’accumulation de chaleur dans les zones urbaines.

Heureusement, de nombreuses initiatives en faveur de la végétalisation urbaine ont lieu depuis quelque temps. Et c’est tant mieux !  Les toits se végétalisent, les friches industrielles ne sont pas forcément rebâties, des associations et initiatives collectives permettent de créer des jardins et îlots de verdure dans la ville.

Chez ÔMonBalcon!, nous avons aussi fait le calcul.

D’après nos recherches, il y aurait plus de 2 millions de balcons à Paris, et plus de 10 millions en Ile-de-France.

Par ailleurs, la surface moyenne d’un balcon est estimée à un peu plus de 11m2. C’est là que les méninges (ou les calculettes) s’activent. 10.000.000 de balcons en Ile-de-France x 11 m2= …110.000.000 m2. Oui, 110 millions de mètres carrés…

…ou 110 km2.

La superficie de la ville de Paris, à quelques kmprès.

Imaginons que tous ces balcons d’Ile-de-France soient intégralement végétalisés, cela représenterait un poumon de nature de 110 kmen plus sur le territoire !

Balcons végétalisés

En étant plus raisonnable, on peut aussi envisager qu’une simple jardinière, de taille normale, puisse être installée sur chacun de ces balcons. Ce qui représenterait quand même 10 millions de jardinières, soit environ 1 million de mde surface végétale en plus.

Difficile de savoir si cette végétalisation aura un impact direct sur la chaleur et la dépollution en milieu urbain et de le mesurer précisément. En revanche, on peut quand même facilement imaginer que cela créera, à l’échelle d’un appartement, d’un immeuble ou d’un quartier, des micro-îlots de fraicheur et de bien-être. Et au niveau de l’habitation, une vue plus végétale, moins minérale et une atmosphère plus agréable à vivre.   

Bref, on peut tourner le problème dans tous les sens, la conclusion est la même : on a besoin de davantage de nature dans les villes, et la végétalisation en zone urbaine est, et restera, un enjeu collectif et individuel. 

Chez ÔMonBalcon!, on a commencé. C’est 110 kmquand même !